Retour sur la soirée Patrick Chanezon au Paris JUG

Hier soir se tenait le dernier Paris JUG avant la rentrée en septembre. Le thème de la soirée, originellement Java 7 a laissé place à une soirée avec Patrick Chanezon sur le Cloud.

Disclaimer: n’ayant pas pris de notes, il se peut que j’oublie des informations, référez-vous aux liens en fin d’article pour compléter votre lecture. De plus, les idées développées ne reprennent pas exactement le cours de la soirée et ne sont pas découpées par speaker.

Qui est Patrick Chanezon ?

Patrick Chanezon est un googler, il travaille donc chez … Google, à San Francisco et y est Developer Advocate pour tout ce qui concerne les API du géant de Moutain View. Son métier consiste donc à promouvoir les APIs Google (Advocate = Ambassadeur).

Pour compléter sa présentation, il a laissé la parole à plusieurs personnes qui ont partagé leur expérience du cloud, ou présenté leurs projets en rapport avec le Cloud. On a pu entendre :

  • Didier Girard qui a donné son retour d’expérience sur l’utilisation du Cloud en développement
  • Guillaume Laforge qui a présenté CloudFoundry, la nouvelle solution PaaS de VMWare
  • Nicolas DeLoof qui a présenté CloudBees, une “development factory” basée sur Jenkins qui permet de pousser du code dans le cloud pour le builder.
  • Erwan Arzur a parlé du down d’AWS qui a empeché pas mal d’applications de fonctionner pendant plusieurs heures et des solutions qu’on peut apporter à ce genre de problèmes.
  • Jérémi Joslin a présenté Exo Development tools, un IDE dans le cloud

De l’évolution des architectures

Sa présentation commence par une citation de William Gibson : The future is already here, it is just not very evenly distributed. Cette citation reflète le fait que, dans le domaine de l’informatique (mais pas que), le futur est déjà présent, mais il n’est encore utilisé que par une petite partie d’informaticiens. Patrick Chanezon applique cette citation au cloud, estimant que cette architecture représente le futur, mais qu’elle en est encore à ses balbutiement.

L’évolution des architectures nous a été présentée comme suit :

  • Années 1960 – Mainframes
  • Années 1980 – Client / Serveur. Les données sont stockées sur un serveur, mais le traitement est effectué côté client
  • Années 1990 – Web. Sorte de retour en arrière car le traitement se retrouve côté serveur
  • Années 2000 – Web 2.0. Ajax ramène le traitement côté client
  • Années 2010 – Cloud. Tout sur le cloud, rien (ou presque) sur le client, les navigateurs font office d’OS

Ainsi, nous en serions au début d’un changement d’ère informatique ou le cloud deviendra l’architecture utilisée par une grande majorité des entreprises.

De l’intérêt du cloud

D’après Didier Girard, le cloud a un premier intérêt, et il est économique. Il coûte très peu d’argent. Pour exemple, prenons une application web qui, durant l’année connait 2 forts pics d’utilisation. Actuellement, on devrait prévoir une architecture pouvant accueillir ces deux pics, même si le reste de l’année, le site ne tourne quasiment pas. L’utilisation du cloud permet la scalabilité, c’est donc l’architecture qui s’adaptera aux besoins, et les coûts supplémentaires n’interviendront que vers ces pics d’utilisation.

L’autre intérêt est que le cloud offre une disponibilité des serveurs quasiment instantanée, là où il faudrait au moins quelques jours pour obtenir un nouveau serveur en entreprise. Le développeur peut donc tester rapidement ses idées, et les mettre en oeuvre sans connaissances importantes en administration.

De l’évolution de nos métiers

Pour Patrick Chanezon, le profil du développeur s’est complètement transformé et il continuera de changer avec la démocratisation du cloud.

Il conseille de se moderniser en utilisant des méthodes agiles, en oubliant les paradygmes qu’on nous a enseigné à l’école : formes normales pour des tables NoSQL optimisées pour les performances ; commit en 2 phases pour une cohérence à terme.

Cette cohérence à terme a été illustrée par la façon dont Starbucks se propose de servir ses clients : le client commande et la préparation de la boisson commence tout de suite après. Dans la plupart des cas, tout se passe bien, le client paie et reçoit sa boisson. C’est donc ce workflow qui est privilégié. Par contre, si le client venait à changer d’avis, alors il existe des mesures de correction.

Globalement, on retrouve la notion “Embrace failure” (accepter que les erreurs arrivent) qui propose de développer une application optimisée pour faire ce qu’elle doit faire avec des mécanismes de récupération de plantage, plutôt que de prévention de plantage. Un concept qui intervient dans des langages comme Scala par exemple avec la bibliothèque Akka.

D’ailleurs, Patrick Chanezon encourage les développeurs à apprendre de nouveaux langages comme Go, Scala ou Erlang qui ont été créés avec dans leurs gènes de quoi faire du distribué. Mais aussi a faire une veille technologique importante car la nécessité d’être un expert sur une technologie en particulier devrait disparaitre, sinon décroitre fortement.

Des fournisseurs de Cloud

La première plateforme de cloud a été proposée en 2002 par Amazon, il s’agit d’Amazon WebServices. Elle proposait de IaaS (Infrastructure as a Service), permettant ainsi de profiter de l’infrastructure d’Amazon pour héberger ses propres services. L’IaaS est le type de cloud le plus “bas niveau”, vous pouvez tout choisir, mais devez administrer une partie de votre plateforme.

Google, en 2008, innove et propose Google App Engine, cette fois-ci, on parlera de PaaS (Platform as a Service). Depuis, beaucoup se sont lancés à la suite de Google : Cloudbees’ Stax, Joyent, Amazon Elastic Beans, Microsoft Azure, Heroku, … Ce type de cloud propose une plateforme complète et limite souvent l’utilisateur à un langage, une base de données, ou encore un framework.

Récemment, VMWare a présenté CloudFoundry, une solution de cloud open source et qui ne se limite pas à une seule technologie. En effet, grâce à l’open source, cloudfoundry est en mesure de proposer du PaaS pour de nombreux langages et frameworks.

Depuis 2010, on voit aussi un autre type de cloud : le development cloud. Des solutions pour développer dans le cloud commencent à voir le jour (c’est notament le cas de Cloudbees et Exo IDE). Comme l’a fait remarquer l’un des speakers, en tant que développeur, l’IDE reste une des dernières applications très lourde et qui n’est pas sur le cloud.

De la conclusion

Que dire, si ce n’est que cette soirée était très intéressante. Patrick Chanezon est un enthousiaste du cloud, et ça se voit ! Pour lui, l’avenir est dans le nuage, et nous sommes dans une période clé de cette évolution. Les exemples donnés par les autres speakers m’ont convaincu de l’utilité du cloud. Même si tout ne se fera pas par le cloud d’ici l’année prochaine, je pense qu’il reste très important de suivre cette transformation de près et de s’y préparer.

Pour en savoir plus, je vous conseille ces liens :

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2 réponses à Retour sur la soirée Patrick Chanezon au Paris JUG

  1. Merci pour le résumé bien pratique, mes vacances ayant priorité sur le ParisJug ;-) .

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  2. No problem ! :p

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